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Trop de mots… !?! Certains n’aiment pas lire. Pour eux, je commencerai donc ce billet par sa conclusion, mais en contrepartie, consentez que j’y laisse s’attarder mes adverbes et mes adjectifs. Ma relation avec la lecture étant particulière, passionnelle, physique alors comme dans tout acte d’amour, permettez une certaine déraisonnabilité. Commençons donc, pour ceux qui n’aiment pas lire, par les mots de la fin. Ce sera moins académique, mais des goûts et des lectures, on ne discute pas. D’autant plus qu’en cette matière, il faut bien l’avouer, je suis de ceux qui lisent les dernières pages avant les premières, de ceux qui n’aiment pas les surprises, de ceux qui mangent plusieurs livres en même temps, mais qui n’hésitent pas à sauter des pages entières.

Ma conclusion est donc :
Avant 1916, il est impossible qu’il y ait pu y avoir un peuple « Palestinien » pour la simple raison qu’il n’existait pas de peuple arabe. Pour la bonne raison qu’il n’existe pas de peuple musulman. Pour la bonne et simple raison qu’il n’existe pas de peuple arabo-musulman.
Parler de « peuple palestinien » est une aberration.

Question de raisonnement, de méthodologie, de scolastique, de ce que les Israéliens appellent « Kal Va’Homer ». On traduit cette expression hébraïque par « léger et consistant » c’est-à-dire pour les latinistes « a fortiori ». Il s’agit là du principe herméneutique développé triomphalement par nos mathématiciens les plus fous : X>6 donc X>3.
Trop de chiffres maintenant ?

Je vous propose un peu de linguistique, de remise à niveau.
Je regrette que les journalistes et les hommes d’État commettent l’erreur d’associer les mots « peuple » et « palestinien » dans l’expression « peuple palestinien ». Certains même prennent malencontreusement des raccourcis et abrègent l’expression en parlant des « palestiniens » ! Comment leur faire savoir qu’ils font de la peine à Albert Camus et qu’en s’exprimant ainsi, par inadvertance, par manque de savoir, par désinvolture, ils nous privent un peu du bonheur qu’apporte notre monde.

Les 10 malentendus :

1- Un peuple, ce n’est pas une association à l’instar de ces collectivités qui partagent des sentiments ou des objectifs communs. Les kibboutzniks, qui étaient à la pointe de l’exploitation agricole, aussi pointus fussent-ils, ne formaient pas un peuple. La ligue des états arabes est une organisation régionale, mais pas un peuple.
2- Un peuple ce n’est pas une race, car il ne se définit ni par des paramètres génétiques ou biologiques ni par des caractéristiques physiques. La race humaine est différente de celle des mollusques marins bivalves.
3- Un peuple, en tout cas celui dont on parle, n’a pas le sens de communauté comme on pourrait parler d’une volée d’étourneaux, d’un panier de crabes, d’une échouerie de phoques, d’un parlement de hiboux, d’une assemblée de babouins, d’une harde de cerfs, d’une colonie de pingouins, d’un nœud de vipères, d’un banc de baleines, etc.
4- Nous ne sommes pas non plus suffisamment mondains pour employer le terme de peuple quand nous voulons évoquer le tiers état, la masse, la populace, la canaille, la roture…
5- Quand il nous arrivera de prononcer le mot ethnie, ce sera pour définir des gens vivant selon certaines composantes linguistiques, culturelles, cultuelles, historiques…
6- Nous ne définirons pas un peuple quand il s’agira de parler d’une tribu dont les individus sont unis par une langue ou un dialecte. Dans ce sens, les Arabes disent Kabila ou Gabila (ou Gabali… Ceci est un cadeau à mes petits enfants). Les Irakiens qui, comme tout le monde sait, ne sont pas des Arabes, parlent d’ashira en évoquant ces tribus qui parfois sont pleines de dizaines voire de centaines de milliers de personnes, régentées par un cheikh ou un chérif, qui saura défendre ses intérêts face à un autre comme lui. Dans le monde arabo-musulman, la structuration sociale est avant tout une affaire de descendance et ce n’est décidément pas la définition que l’on aimerait donner au mot peuple. Les fils de (la tribu) X, Y, Z se traduit en hébreu par « Ben X, Y, Z » et en arabe par « Banu X, Y, Z ».
7- Structurellement, chaque tribu est divisée en clans, en fakheth qui lui sont subordonnés. Là encore, nous n’emploierons pas le terme de peuple.
8- Vous comprendrez aisément qu’un peuple ce n’est pas non plus un lignage ou une hamoula comme disent nos amis arabes quand ils veulent évoquer une dynastie, une descendance patrilinéaire qu’elle soit réelle ou imaginaire. Afin d’accéder à une succession il existe des hamoula qui manipulent les généalogies et prétendre ainsi être d’une descendance plutôt que d’une autre. C’est tendancieux et cela mériterait que l’on envisage le pire, mais nous ne l’envisagerons pas.
9- On se couvrirait de ridicule en pensant qu’une maison, une bayit en langage sémitique, forme un peuple. Dixit l’attroupement des cousins, grands-oncles et tatas visitant Dubaï avec le chérif.
10- Il va sans dire que le mot ayla ne peut pas être traduit par celui de peuple puisqu’il exprime la famille proche.

PEUPLE

Les expressions « peuple arabe » al-shaab al-arabi, tout comme « nation arabe » al-watan al-arabi, ne correspondent ni pour l’une ni pour l’autre à aucune entité, unité, géographique, politique ou culturelle avant le premier quart du vingtième siècle. Il s’agit de deux concepts modernes. Les tribus arabes, en majorité nomades, transitaient du nord au sud ou inversement au gré des saisons et n’ont jamais fondé au Moyen-Orient d’institutions politiques chargées de leur administration.
« Peuple arabe » est un procédé rhétorique mis en place en 1916 par l’impérialisme anglais pour s’emparer des terres turques ottomanes. Je vous raconterai cette aventure dans mon prochain billet.

Pour résumer, les puissances coloniales alliées derrière la Grande-Bretagne ont créé au Moyen-Orient plusieurs nouveaux états dans le but d’organiser le pillage des ressources de ces régions et de protéger les voies de transport des marchandises vers leurs ports.
Elles allaient placer un dindon à la tête de chaque nouveau pays. Corruptions, séductions en tout genre, cadeaux, décorations tant honorifiques que pathétiques. Ceux qui aiment les franches rigolades peuvent retrouver les vidéos de jeunes volailles se pavanant, le poitrail couvert de rutilantes médailles. C’était « Champagne pour tout le monde » et ceux qui n’avaient pas inventé le fil à couper le leurre étaient sélectionnés en fonction de la facilité avec laquelle l’Angleterre allait pouvoir les rôtir.

L’Empire britannique est le grand faiseur de peuples. Une tarte à la crème que les Soviétiques reprendront jusqu’à s’en étouffer. Pourquoi diable la Sublime Porte n’y avait-elle pas songé plus tôt ? Plutôt que de faire administrer les territoires conquis par un bey ou un pacha aimablement soutenu par des hordes de voyous chargés d’extorquer pour elle les richesses locales. Cela semblait lui suffire. Elle ne créa jamais ni d’états ni de pays. Elle se contentait de districts à détrousser. Un sandjak était un district. District de Jérusalem, de Balqa, d’Acre et un vilayet, une province, comme celui de Syrie qui regroupe à partir d’Eilat la rive orientale du Jourdain.

À ce propos et en ce sens, il ne put y avoir le moindre peuple sur le territoire actuel de la Jordanie. À l’exception de la cité nabatéenne de Pétra. La Jordanie, s’étendant sur les trois quarts de l’ex-Palestine mandataire, ne peut prétendre avoir été un royaume puisqu’elle n’a jamais bénéficié d’un développement autonome avant que les Anglais n’y installent le fils du chérif de la Mecque, en fait, celui-ci s’y était déjà engonçé entouré de mafieux et de réfugiés syriens.

On serait bien mal avisé de considérer que les guerres furent proclamées par souci d’identité ou de religion. Les valeurs ethnoculturelles ne sont que des prétextes, des outils. Seul compte le tracé des oléoducs et des routes amenant aux sites à dévaliser.

1912-1913 Guerre des Balkans ? L’Azerbaïdjan est l’un des berceaux de l’industrie pétrolière. Marco Polo, circa 1300, n’avait-il pas déjà parlé de l’huile de Bakou (ça, ce n’était pas dans la série Netflix). L’oléoduc de Bakou à Batoumi sur la Mer Noire fut ouvert le 26 mars 1907. La ligne télégraphique qui longe le chemin de fer transcaucasien fut à protéger des Turcs. La voilà la véritable raison de la guerre des Balkans.
1re guerre mondiale ? L’Anglo-Persian Oil Company (APOC) en porte grandement la responsabilité.
2e guerre mondiale ? L’Anglo-Iranian Oil Company (L’APOC, créée en 1909, devient l’AIO en 1935, et BP, British Petroleum Company en 1945) en porte encore la responsabilité, ainsi que la Standard Oil de Rockfeller et la Deutch Royal Shell de Deterding.
La Guerre du gaz de 2020 ? Elle se passe dans le silence des boudoirs de l’Union européenne. Dois-je vous parler du TAP, du Trans-Adriatic-Pipeline qui aboutit à Milan via l’Adriatique, l’Albanie, la Grèce, la Turquie. Autant dire que Poutine est à « tue » et à toi avec les gaziers ukrainiens. Coton, or, bois, pétrole, gaz… cela ne change rien au raisonnement.

Pour en revenir à la création de « peuples », qui n’est en fait qu’une stratégie, qu’une tactique, la réponse se trouve dans la guerre que se livraient les trois géants : l’APOC anglaise, la Standard Oil américaine (Mobil- Exxon Esso…) et la Royal Dutch Petroleum/Shell. (La Total française ne sera fondée qu’en 1924)

Dès 1913, l’APOC qui approvisionnait la Royal Navy fut nationalisée par la couronne qui avait largement anticipé le trajet de l’oléoduc Mossoul / Haïfa. Bagdad allait tomber entre ses mains en 1917. Étant donné les conjonctures, l’oléoduc ne sera mis en service que vingt ans plus tard et, suivant les mêmes aléas, il n’aura fonctionné qu’une douzaine d’années. Mais les cartes avaient été lancées. Des peuples allaient être créés.

Le royaume de Transjordanie ?
Peut-on imaginer que depuis Londres les entrepreneurs et militaires sortirent de leur cartable une règle, quelques crayons de couleur et éventuellement une gomme ? Peut-on se les représenter traçant sur une carte et à partir de points géodésiques, quelques lignes droites reliant Bagdad au port de Haïfa via Amman ?
L’écho de leurs négociations nous parvient et elles sont désopilantes. Écoutons lord Salisbury prédécesseur d’Arthur Balfour : « Nous avons entrepris de tracer des lignes sur les cartes de régions où l’homme blanc n’avait jamais mis le pied. Nous nous sommes distribué des montagnes, des rivières, des lacs, à peine gênés par cette petite difficulté que nous ne savions jamais exactement où se trouvaient ces montagnes, ces rivières et ces lacs ».
Les diplomates anglais (Sykes) et français (Picot), qui n’avaient aucun doute sur l’issue du combat qui se menait, s’étaient parfaitement accordés dès janvier 1916 sur la partition de l’Empire ottoman.

Il n’y a jamais eu de peuple arabe avant ces conciliabules.

Le tracé des frontières du Royaume de Transjordanie est aberrant, surréaliste. Ce pays n’aura de sens que dans le cadre irréel, extravagant, abracadabrant de la route d’approvisionnement que l’on appelle aujourd’hui la 40 et qui pour des besoins de sécurité est bordée de deux trottoirs d’une cinquantaine de kilomètres censés protéger des maraudeurs, les lignes et les convois de marchandises.

Il était intéressant pour la Grande-Bretagne d’exporter le pétrole mésopotamien vers la Méditerranée en évitant de passer par le canal de Suez pour éviter les frais d’un trajet maritime de 3 200 kilomètres. On ne peut parler de peuple arabe que dans ce contexte englué d’or noir. De la même manière, et à l’affût des mêmes avantages, les Soviétiques créeront en 1964 le « peuple palestinien » auquel il manque encore à ce jour d’avoir dûment délimité les frontières de ce que serait éventuellement leur pays. Dans la mesure où ces gens sont pour la plupart originaires d’Égypte pour la bande de Gaza, et de Syrie pour la rive occidentale. Cela restera pendant encore quelques éternités, bien litigieux.

Lorsque nous parlons de peuple, et pour ne pas être renvoyés au malentendu numéro 3, nous comprenons qu’un groupe humain sédentaire est d’une part, soumis à un appareil législatif, et d’autre part, habite sur un territoire précis, comprendre : entre les lignes d’une frontière bien déterminée, délimitée ou recréée comme ce fut le cas pour Israël. Il s’agit là d’une frontière géographique non imaginaire. D’un territoire qui est appelé « pays » et dont l’ espace identitaire n’est pas à géométrie variable.

Je propose à ceux qui ignorent que la « ligne verte » n’est pas une frontière, mais un simple tracé de l’armistice de 1949 d’arrêter leur lecture de ce billet. Il y a des regards qui assombrissent les mots et les miens n’ont pas de temps à perdre avec l’obscurantisme. S’il y a un peuple dont les frontières ont été parfaitement définies à l’unanimité, dans un bureau, sur une table, à coup de plumes et non à coup de sabre, c’est bien celui du Foyer National Juif. Ces frontières font ma fierté, car elles sont les seules au monde à n’avoir pas été acquises par la force. Ce ne sont pas les armées de Juifs qui ont chassé les ottomans. Les résolutions de l’ONU peuvent tomber comme autant de sparadraps sur sa jambe de bois, elles n’ont aucune incidence d’un point de vue du droit international.

Un peuple, c’est à la fois un territoire et une nation dans la mesure ou le groupe humain est « natio », né, d’une même matrice géopolitique et cela sous-tend que cette communauté est structurée autour d’un État autonome, dirigé par un gouvernement qui n’est subordonné à aucun autre. Que cette institution dirigée par une entité politique mobilisée jouit d’une autorité souveraine.

Peuple = Territoire + Nation.

La Palestine selon Hérodote (-484, -425) n’existe pas puisque ce territoire supposé n’a pas de frontière.
La Palestine selon Philon le Juif (-20,40 ap.) n’existe pas. Il sous-entend une correspondance avec le royaume de Canaan
La Palestine selon Pline l’Ancien (-23,70 ap.) n’existe pas. Il parle globalement de l’Arabie.
La Palestine selon les Perses (-587, -333) n’existe pas
La Palestine selon les Grecs (-333, -63) n’existe pas
La Palestine selon Hadrien (76,138) n’existe pas puisqu’elle est un terme générique couvrant trois provinces non autonomes et dépendantes de Rome, dirigées par des légats:
– Palestinae Prima
– Palestinae Seconda
– Palestinae Tercia

La Palestine selon les Byzantins (324,640) n’existe pas. Ils appellent le territoire conquis « Terra Sancta » et le découpent en deux diocèses c’est-à-dire deux administrations non autonomes.
– Palestinae Prima
– Palestinaé Seconda

La Palestine selon les Arabes n’existe pas. Les Arabes n’ont jamais créé un pays sur ce territoire. Aux fins de le piller de manière un peu organisée, ils se sont contentés de diviser cette province qu’ils appelèrent d’al-Sham en 5 districts, 5 jund dont celui qui allait du Sinaï à Akko et qui n’était, au même titre que les autres, qu’une division administrative sans autonomie. Tous dépendaient du califat des Omeyyades situé à Damas, puis de celui des Abbassides à Bagdad, puis de celui des Fatimides du Caire.
La Palestine selon les Croisés (1099 à 1291) n’existe pas. Les Templiers avaient délimité le royaume de Jérusalem comme les Francs et chanoines avaient créé ceux d’Antioche en Turquie et du Comté d’Édesse aux alentours de Damas. Peut-on imaginer sans rire, les Turcs se retirer de Samsat pour y laisser chevaucher les descendants des troupes de Godefroy de Bouillon ?
La Palestine selon les Turcs ottomans n’existe pas. On parle de sandjak (district) ou de vilayet (province) dépendants de la Sublime Porte à Constantinople mais jamais, jamais, de Jérusalem, de Tel-Aviv ou d’Ariel.

La Palestine, si ce n’est sous son nom de « Palestine Mandataire », n’existe pas.

Toute autre dénomination nous ferait prendre le risque de passer pour un ignorant, pire, pour un défenseur de cause perdue.

Cette Palestine Mandataire est juridiquement bornée, circonscrite par :
1- le Foyer National Juif qui servira de base de la création d’un état juif et non une soi-disant « Palestine » comme on le lit sur la majorité des cartes qui malencontreusement commettent une escobarderie. Ce Foyer National comprend : la bande de Gaza, la rive occidentale du Jourdain, et le territoire actuel d’Israël qui représente un quart de la Palestine Mandataire. La bande de Gaza, le plateau du Golan, la West Bank (Judée-Samarie) incluant Jérusalem… c’est-à-dire toute la région qui longe le côté occidental du Jourdain, de Metoula / Tel Dan à Eilat et à l’ouest, sur les rivages de la méditérranée de Roch Hanikra à Rafah.
– etc… soit, 28 159 Km2.
2- un territoire à l’est du Jourdain qui ne fut pas d’avantage appelé « Palestine » et qui fut curieusement, mais précisément délimité. Il correspond à trois quarts de cette Palestine Mandataire, s’étend jusqu’aux frontières de l’Iraq et qui, au moment de la signature du mandat, n’appartenait encore à aucune structure étatique. Il s’agissait alors d’un territoire qui fut laissé en suspens et à propos duquel les conditions du traité furent reportées.

Notons et c’est important :
1- que l’ONU ne peut défaire les traités signés par la SDN
2- que les territoires donnés à des peuples qui se sont enracinés et administrés à l’intérieur de ces frontières, même découpées à la hache par les empires coloniaux, ne sont plus renégociables.

Force est d’accepter que l’on ne puisse plus ouvrir cette boîte de Pandore, les dés sont jetés,
que l’on ne peut que considérer les frontières de la Palestine Mandataire dûment notifiées qu’a partir du traité signé le 24 juillet 1922 :
« Article 25.
Dans les territoires situés entre le Jourdain et la frontière orientale de la Palestine, tels qu’ils seront finalement déterminés, le mandataire aura le droit, avec le consentement du Conseil de la Société des Nations, de différer ou de différer l’application des dispositions du présent mandat qu’il jugera inapplicables aux conditions locales existantes, et de prendre les dispositions d’administration des territoires qu’il jugera appropriées à ces conditions, étant entendu qu’aucune mesure incompatible avec les dispositions des articles 15, 16 et 18 ne sera prise. »
Ce qui signifie, noir sur blanc, que la Palestine Mandataire dont on parle comprend des territoires situés à l’est et à l’ouest du Jourdain.

Qui dit état souverain dit
– frontières
– Tarifs douaniers
– Nouveaux traités commerciaux…

Les frontières du Foyer National Juif devenu l’État d’Israël, et que certains estiment dérangeantes, invraisemblables, surnaturelles, auront été tracées pour le peuple juif à San Remo, sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée. Ce qui n’est pas le cas pour la plupart des pays du monde. Et d’un point de vue du droit international, aucune organisation au monde ne peut les changer sans le consentement du peuple israélien (juifs comme non-juifs).

Rappelons qu’il existe des instances Inter-Nationales, littéralement « Entre les Nations » qui n’ont, d’aucune manière, ni la vocation, ni le pouvoir de créer d’autres nations, ni même d’autres États.
– Organisation des Nations Unies. (ONU)
– Conseil de Sécurité des Nations Unies
– Cour pénale Internationales ?
– Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO)
– Comité International Olympique (CIO)

Ces organisations internationales ne sont pas habilitées à inventer et le vent et les oiseaux. Qu’elles laissent donc les vagues, l’écume des mers et les états d’âme de leurs membres, aux poètes…

À défaut de ne pouvoir redessiner les frontières, à défaut de ne pouvoir inventer des peuples, on peut s’accorder. Il n’y a pas de raison pour que les gens aux convictions « palestinistes » ne puissent vivre dans la paix, l’harmonie, le confort et la sécurité.
C’est une fois que le droit est dit, compris, établi par et pour tous que nous pouvons réfléchir sainement à la manière de rassembler tous les potentiels afin de faire naître une conscience globale, nationale sans arrière-goût d’illégitimité.

On ne peut pas s’engager à partir d’un mensonge.
On ne peut pas répondre à l’urgence des besoins quand on est soit même mis en porte à faux.
Le rapprochement des cultures, la convivialité, la solidarité impliquent que la symbiose nationale soit respectée.

Faute de ne pouvoir redessiner les frontières tracées par la SDN à San Remo, faute de ne pouvoir inventer des peuples, on peut tout de même s’accorder en matière interculturelle sur l’évolution d’une identité nationale commune. Si cette démocratie qu’est Israël reste souveraine, en vertu de son entière légitimité, alors le respect de la diversité, alors les droits de tous les hommes qui composent ce pays sont garantis. Alors nous pouvons mettre en place des plans d’action aidant au dialogue interculturel à travers une éducation de qualité pour tous, quelles que soient les dimensions éthiques, sociales et culturelles de chacun.

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